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3 septembre 2021 - Amanda Huguet

Le bio pour bébé dans la lutte contre les pesticides

Du 20 au 30 mars 2020, Générations Futures organisait la 15ème semaine pour les alternatives aux pesticides, dans le contexte un peu particulier de l’épidémie. De nombreux événements devaient être organisés partout en France et à l’étranger pour sensibiliser à cette problématique. Qu’est-ce que les pesticides ? Quels sont les risques ? Et surtout, comment Yooji s’engage dans cette démarche ? Toutes les réponses dans cet article.

Qu’est-ce que les pesticides ?

Les produits phytosanitaires, autrement appelés pesticides, sont des substances utilisées notamment dans les cultures pour lutter contre les « nuisibles » : insectes (insecticides), champignons (fongicides), « mauvaises herbes » (herbicides), etc.

Ces produits ont notamment permis dans un premier temps d’augmenter la productivité, en nécessitant moins de main d’œuvre (pour désherber par exemple) et en produisant moins de pertes de récoltes.

En France, 65000 tonnes de pesticides sont utilisées chaque année, soit 1/3 de la consommation totale européenne selon Greenpeace.

Mais ces substances ne sont pas sans risques, que ce soit pour la santé humaine comme pour celle de notre planète.

Quels sont leurs impacts sur le corps ?

Les pesticides peuvent présenter deux types de risques :

  • En exposition aigüe : notamment lors de l’épandage, provoquant des problèmes de santé chez les agriculteurs principalement
  • En exposition chronique : principalement par la consommation d’aliments contenant des résidus de pesticides

Leurs effets sont de différents ordres mais la quantification est très compliquée. Les études rapportent des présomptions de risques accrus de : cancers (les pesticides sont classés selon leur potentiel cancérigène), maladie de parkinson, troubles cognitifs…

De nombreux pesticides ayant été interdits depuis plusieurs années à cause de leur dangerosité demeurent malheureusement présents dans les sols et dans les eaux, et donc dans certains produits alimentaires.

Si tous les pesticides autorisés sur le marché ont fait l’objet d’études de risques, certains questionnements subsistent, notamment sur l’effet cocktail (l’effet de plusieurs pesticides combinés).

Quels risques pour les bébés ?

Comme l’explique l’INSERM « Le développement de l’enfant, tant au cours de sa vie intra-utérine que postnatale, est connu pour être extrêmement sensible, d’une manière générale, aux xénobiotiques, parmi lesquels figurent les pesticides. ».

Par ailleurs, lors des pertes en masse (l’allaitement entre autres), les métabolites des pesticides peuvent être libérés dans la circulation sanguine et se retrouver dans le lait en très faibles quantités (cela ne doit en aucun cas décourager l’allaitement).

Enfin, on retrouve fréquemment chez les tout-petits, des consommations non-alimentaires lors de l’exploration. On pense par exemple au fait de manger de la terre, qui peut elle-même présenter des risques de contamination.

Quel impact sur la planète ?

Que ce soit sur la terre, dans l’air ou dans l’eau, les espèces animales ne sont pas non plus épargnées. Les poissons, les vertébrés et les insectes sont particulièrement touchés par les pesticides.

Selon une étude de Science reprise par Futura-sciences, certains pesticides perturbateurs endocriniens « altèrent les fonctions métaboliques telles que la thermorégulation ou le comportement (activité, temps de recherche de nourriture, capacité d’apprentissage) chez les vertébrés. […] Des études ont prouvé que les neurotoxines ingérées altéraient le comportement des mammifères, des amphibiens, des oiseaux, des poissons et des invertébrés. Des cas d’extinction de masse ont été prouvés chez les oiseaux et les poissons à l’échelle des populations. »

Les effets indirects sont également dramatiques : avec les utilisations massives d’herbicides, la surface herbagée diminue, entrainant une baisse des ressources alimentaires pour de nombreux animaux.

Les abeilles, essentielles dans la chaîne alimentaire grâce à leur pollinisation, sont aussi touchées par les néonicotinoïdes, dont on a beaucoup entendu parler.

En quoi consiste l’agriculture biologique ?

L’agriculture biologique a pour but de produire de la nourriture, en respectant mieux les sols et les animaux.

Pour les végétaux, cela passe entre autres par une limitation des intrants de synthèse, en favorisant les moyens de défense naturels des plantes (comme les prédateurs des nuisibles par exemple).

Le cahier des charges de l’agriculture biologique est commun à toute l’Europe.

La place de l’agriculture dans cette lutte

Depuis une cinquantaine d’années, l’agriculture intensive est devenue la norme, à tel point qu’on la qualifie maintenant de « conventionnelle ». Pourtant, l’agriculture biologique a connu une croissance exceptionnelle en 15 ans, passant de 550 990 hectares à 2 035 024ha en France entre 2003 et 2018.

En effet, l’agriculture biologique limite au maximum l’utilisation de produits phytosanitaires au profit des méthodes naturelles (utilisation des prédateurs naturels, respects des cycles et du vivant…).

Ainsi, on a tendance à penser qu’elle ne serait pas assez productive. Or, nourrir toute la planète en bio serait possible mais nécessiterait un changement de nos habitudes.

Une étude parue en 2017 explique par exemple qu’il serait possible de nourrir 9 milliards d’êtres humains en 2050 uniquement avec des aliments issus de l’agriculture biologique. Mais cela ne peut s’opérer que si deux conditions sont réunies :

  • Une meilleure gestion pour réduire le gaspillage alimentaire : alors qu’à l’heure actuelle, 1/3 des productions finissent à la poubelle, soit 1,3 milliard de tonnes, selon la FAO
  • Une consommation plus raisonnée des produits d’origine animale : en effet, pour produire 1kg de viande, il faut en moyenne 3 kg de céréales comestibles par les humains, selon L214
La double sécurité nutrition infantile – bio

Ainsi, l’agriculture biologique impose des exigences de moyens en interdisant l’utilisation de pesticides de synthèse dans les cultures. Mais même si aucun pesticide n’a été utilisé pour la production des fruits et légumes, cela n’empêche pas nécessairement d’en retrouver dans les végétaux (à cause d’une pollution par une parcelle voisine ou de la rémanence dans les sols).

De son côté, la nutrition infantile impose de ne pas retrouver de traces de pesticides (limite maximale de résidu inférieure au seuil de détection, soit 0,01mg/kg pour la plupart des pesticides) dans les produits finis, sans forcément en interdire leur utilisation (sauf exceptions). Ainsi, les fabricants d’aliments pour bébé se doivent de réaliser des analyses sur leurs matières premières et/ou produits finis pour s’assurer que les produits respectent la réglementation. La DGCCRF contrôle d’ailleurs régulièrement son application.

Choisir des aliments infantiles issus de l’agriculture biologique permet donc une double sécurité, avec une exigence de moyens d’une part et une exigence de résultats d’autre part, protégeant ainsi l’environnement et les bébés des pesticides.

Et Yooji dans tout ça ?

La santé de vos bébés et de la planète sur laquelle ils grandiront nous tient à cœur. C’est pourquoi Yooji s’engage dans la bio depuis 2012.

Tous les fruits, légumes et viandes que nous utilisons pour fabriquer nos petites portions surgelées sont issus de l’agriculture biologique.

Le poisson quant à lui, est issu de la pêche durable.

Bien entendu, nous respectons aussi à la lettre la réglementation sur la réglementation infantile et c’est pour cela que nous analysons tous les lots de fruits et légumes sur plusieurs centaines de pesticides pour être sûrs qu’ils soient conformes.

Accompagner le challenge de l’agriculture biologique en luttant contre le gaspillage alimentaire

Si nous voulons nourrir toute la planète de façon raisonnée et en limitant au maximum les pesticides, il faut commencer par limiter le gaspillage alimentaire.

Au-delà de l’aspect pratique, nos petits galets permettent de limiter le gaspillage au maximum : vous ne réchauffez que le nombre de galets dont vous avez besoin.

Un véritable coup de pouce lors des premières cuillères du début de la diversification, ou lorsque vous présentez un nouvel aliment à bébé sans savoir s’il va l’apprécier.

Et si votre bébé a encore faim, vous pouvez en décongeler davantage. Comme ça, pas de gaspillage !

Auteur :

  • Amanda Huguet, Diététicienne-Nutritionniste Yooji

Les fruits dans l’alimentation de bébé

Les fruits sont l'un des premiers aliments donnés à bébé. Et pour cause, celui-ci est instinctivement attiré par les saveurs sucrées. Quand commencer à introduire les fruits dans les repas de votre bébé ? Faut-il les introduire un par un ? Yooji vous donner les clés pour bien commencer l'introduction des fruits dans la diversification alimentaire de bébé.
28 février 2019
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