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13 mars 2019 - Xavier Foucaud

Pourquoi les matières grasses sont indispensables à bébé ?

Aussi appelées « lipides », ou plus simplement « gras », les matières grasses sont des composants naturels de l’organisme, mais aussi des aliments.

Les matières grasses, composants naturels et indispensables

Elles sont essentielles au développement et au bon fonctionnement du corps humain. Sources d’énergie, on les retrouve dans les membranes des cellules (notamment du système nerveux). Les matières grasses servent de support aux vitamines A, D, E et K (dites « liposolubles », car elles se mélangent au gras), et participent également à la synthèse des hormones.

Les aliments, une source de matières grasses

Dans les aliments, les matières grasses donnent la texture onctueuse, apportent du goût et du plaisir tout en fournissant un apport d’énergie important (9 kcal par g).

C’est également dans le gras de certains aliments que se trouvent les omégas 3 que le corps ne sait pas synthétiser, et qui pourtant sont indispensables à de nombreuses fonctions de l’organisme.

Les lipides ou matières grasses sont présents dans de nombreux aliments et sont de plus ou moins bonne qualité :

  • Matières grasses d’ajout ou « corps gras » : huiles (olive, colza, soja, noix, tournesol…), beurre, crème fraîche…
  • Viande, poissons gras, œuf
  • Fruits à coque (noix, amande…) et fruits gras (olive, avocat…)
  • Lait maternel, préparations infantiles (2ème âge, croissance), laitages bébé
  • Lait et dérivés
  • Produits préparés à partir de ces ingrédients : biscuits…
La place des matières grasses dans l’alimentation des bébés

Le gras est essentiel dans le développement (notamment neurologique) des bébés. Ainsi, 45 à 50% de l’énergie qu’ils ingèrent devrait provenir du gras des aliments (dont le lait) [1].

Pourtant, on pense souvent à tort que les matières grasses font grossir : on constate ainsi que les apports en lipides des enfants de moins de 3 ans sont nettement inférieurs aux recommandations.

Parmi les bébés de 5 mois, 86% ont des apports nettement inférieurs aux recommandations (27,5% de l’apport énergétique total en moyenne contre 45% conseillé) [2,3].  Cela entraîne une disproportion dans les apports, avec une consommation de protéines trop importante et un risque de surpoids plus élevé. [4]

Au-delà de ces besoins nutritionnels, les matières grasses d’ajout font aussi partie de la diversification alimentaire. Elles permettent d’enrichir la palette de goûts à faire découvrir à bébé.

Comment intégrer les matières grasses d’ajout dans l’alimentation de bébé

Les matières grasses sont donc essentielles aux bébés. Alors pourquoi n’en mettons-nous pas dans les plats pour bébé Yooji* ?

  • Pour des questions réglementaires

La réglementation infantile impose de ne pas dépasser une certaine quantité de graisses dans le produit. Cette quantité n’est pas compatible avec les recommandations nutritionnelles qui incitent à donner beaucoup plus de lipides aux enfants de moins de 3 ans.

En effet, la teneur réglementaire en lipides telle qu’elle existe aujourd’hui n’a pas changé depuis 1976 [5,6], alors que les connaissances en nutrition infantile, elles, ont beaucoup évolué.

Une nouvelle réglementation devrait voir le jour dans les années à venir, mais au delà de ça, d’autres raisons nous ont poussé à vous laisser ajouter la matière grasse :

  • Pour vous laisser le choix

Tout d’abord, car nous préférons vous laisser le choix du type de matières grasses que vous souhaitez ajouter. Huile (olive, soja, colza, noix…) ou graisse d’origine animale (beurre, crème fraîche, huile de poisson…), les possibilités sont vastes. Il existe même des mélanges d’huiles spécifiques, conçues pour répondre aux besoins des bébés.

Ainsi, vous pouvez varier les matières grasses à votre guise, et contrôler la quantité que vous ajoutez, en fonction des recommandations de votre pédiatre.

  • Pour la qualité des matières grasses et la digestion de bébé

Crues, les graisses d’ajout conservent mieux leurs qualités nutritionnelles et sont plus digestes.

Les matières grasses en pratique :
combien et comment pour bébé

Selon l’ouvrage de référence Alimentation de l’enfant en situation normale et pathologique – 2ème édition, « Il est recommandé d’ajouter aux légumes :

  • soit 1 à 2 cuillerées à café d’huile végétale crue (en alternance de colza, noix, soja, maïs, olive)
  • soit 1 à 2 cuillerées à café de mélange d’huiles végétales
  • soit une noisette de beurre cru » [7].

A partir de 6 mois, l’ajout de matières grasses est recommandé dans tous les plats salés non-lactés, après réchauffage.

 

Important : Ces conseils ne se substituent pas aux recommandations avisées de votre pédiatre.

* Sauf dans nos petits bâtonnets de légumes, dans lesquels il serait compliqué d’ajouter de la matière grasse après cuisson. Nous avons donc choisi d’ajouter de l’huile de colza bio 1ère pression à froid, un corps gras aux apports en lipides intéressants.

Auteurs :

  • Amanda Huguet, Diététicienne-Nutritionniste Yooji
  • Xavier Foucaud, Content Marketing Manager Yooji

Sources :

[1] AFSSA. Avis du 1er mars 2010 relatif à l’actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras

[2] Apports nutritionnels en France en 2005 chez les enfants non allaités âgées de moins de 36 mois. Fantino M, Gourmet E. Archives pédiatriques 2008 ; 15 ; 446-55

[3] SFAE Etude Nutri-bébé 2013

[4] ESPGHAN. Complementary Feeding: A Position Paper by the European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition (ESPGHAN) Committee on Nutrition

[5] Mininstères de l’Agriculture et de la Santé,  1976.  Arrêté  du  1  juillet  1976  relatif  aux  aliments  destinés  aux  nourrissons  et  aux  enfants  en  bas  âge  Modifié  par  Arrêté  du  18  février  2005.  JORF  du  14  septembre  1976.p.5519-5524.

[6] Commission Européenne, 2006. Directive 2006/125/CE de la commission du 5 décembre 2006 concernant les préparations à base de céréales et les aliments pour bébés destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge. JOUE du 6 décembre 2016. p16-35.

[7] “Alimentation de l’enfant en situation normale et pathologique – 2ème édition”. Comité de Nutrition de la Société Française de Pédiatrie.

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