Livraison offerte à partir de 49€ d'achat
13 février 2019 - Xavier Foucaud

Comment s’éloigner des aliments ultra-transformés avec les plats pour bébé

Encore peu nombreux il y a 50 ans, les aliments ultra-transformés ont aujourd’hui rempli nos supermarchés :

  • plats cuisinés
  • desserts
  • en-cas
  • céréales…

Ils arborent toutes les formes et toutes les couleurs. Yooji vous aide à décrypter ces produits éloignés des produits naturels.

Un aliment ultra-transformé, c’est quoi au juste ?

 

On peut reconnaître un aliment ultra-transformé grâce à plusieurs indices : [1]

– Une longue liste d’ingrédients, souvent incompréhensible :

En général, la liste des ingrédients est très longue (bien au-delà de 5 ingrédients)

Les noms des ingrédients vous semblent inconnus et/ou purement industriels, c’est-à dire-que vous ne pourriez pas les retrouver dans votre cuisine (amidon modifié, huile hydrogénée, sirop de glucose-fructose, caséine, gluten, maltodextrines, certains additifs…)

– Un aliment dont il est impossible de discerner le produit d’origine. En effet, les matières premières (souvent reconstituées) sont noyées sous des additifs alimentaires « cosmétiques », servant à restituer goût et couleur perdus durant la transformation de l’aliment. Ainsi, l’aliment perd sa forme, sa couleur mais aussi ses qualités originelles

– Les aliments ultra-transformés sont donc souvent des aliments « artificiels » recombinés : les matières premières brutes sont fractionnées en une palette d’ingrédients, ré-assemblées ensuite entre elles afin de « créer ou recomposer » des aliments. C’est donc le passage d’aliments bruts ou peu transformés (matrice naturelle) à des aliments hautement transformés, dont la matrice devient artificielle.

Pourquoi et comment limiter les aliments ultra-transformés ?

 

Rassurez-vous, il n’est pas dangereux de manger des aliments ultra-transformés de temps en temps. Le problème résiderait dans la fréquence et le volume de consommation.

En effet, l’étude NutriNet-Santé a montré que sur plus de 33 000 répondants, la moyenne de consommation d’aliments ultra-transformés était de 16% en volume et 33% des apports énergétiques. [2] Les chercheurs préconiseraient pourtant de ne pas dépasser les 15% des apports énergétiques quotidiens sous forme d’aliments ultra-transformés. [3] Une augmentation significative de leur proportion étant associée à une hausse de cas de cancer (du sein notamment) et de la mortalité en général, selon la dernière étude française parue lundi 11 février 2019. [4]

La classification NOVA pour définir les processus de transformation alimentaire

 

Pour mieux comprendre comment différencier les aliments ultra-transformés des autres, une équipe de chercheurs brésiliens a mis en place la classification NOVA, qui permet de façon simplifiée de catégoriser les aliments.

Cette classification dresse 4 catégories d’aliments définies par les processus de transformation alimentaire :

– Les aliments frais ou peu transformés (groupe 1) « sont des aliments naturels soumis à un ou des traitements, essentiellement physiques, qui ne modifient pas substantiellement les propriétés nutritionnelles et e mode de consommation des aliments d’origine » [1]. On retrouve donc parmi les traitements utilisés : la découpe, cuisson, surgélation… Cela concerne les parties comestibles des végétaux et des animaux, les algues, les champignons et l’eau.

– Les ingrédients culinaires transformés (groupe 2) « sont des substances extraites du groupe 1 par des transformations physiques et chimiques, telles que le pressage, […] le broyage et le séchage par pulvérisation, ou provenant directement de la nature comme le sel ». Le but de ces transformations est d’obtenir des ingrédients pour « agrémenter » des plats fait maison. On y retrouve par exemple les huiles végétales, sels, sucres.

– Les aliments transformés (groupe 3) « sont relativement simples et sont fabriqués essentiellement à partir d’un aliment brut ou peu transformé du groupe 1 auquel on ajoute sel, sucre ou une autre substance culinaire du groupe 2, comme l’huile ou le vinaigre ». Le but est d’augmenter la durée de vie des produits grâce à des traitements tels que la mise en conserve, le séchage, le fumage, le salage ou des fermentations (pour le pain, le fromage ou encore le vin et la bière).

– Les aliments ultra-transformés (groupe 4) « sont des formules industrielles », produites dans le but de « créer des produits prêts à l’emploi ou à être chauffés, destinés à remplacer les aliments bruts ou peu transformés ». Ce sont des produits dont la fabrication est complexe et nécessite plusieurs étapes, conjuguées à l’ajout d’additifs non utilisés en cuisine traditionnelle.

Copyright : www.quoidansmonassiette.fr

Ainsi, Anthony Fardet, l’auteur de l’ouvrage « Halte aux produits ultra-transformés ! Mangeons vrai » explique que « les aliments des groupes 1 à 3 devraient constituer la base de notre régime alimentaire. Ceux du groupe 4 devraient être consommés avec une grande modération ».

Astuce : la base de données collaborative OpenFoodFacts affiche depuis quelques mois l’indice de classification NOVA.

Attention cependant : le répertoire contient de nombreuses erreurs, notamment dues à l’algorithme de classification. Mais il peut vous donner une idée de l’état de transformation de l’aliment.

SIGA, une classification encore plus précise made in France

 

Une équipe française a créé un autre système de notation : le score SIGA, une démarche collaborative d’amélioration de la qualité alimentaire basée sur le seul indice de transformation des aliments.

Selon SIGA, « un aliment est ultra-transformé s’il contient au moins une substance purifiée et/ou dénaturée, qu’il s’agisse d’un additif (tolérance sur les additifs de conservation) ou un ingrédient (hors vitamines et minéraux). Il peut aussi s’agir d’un procédé dénaturant directement appliqué au produit fini. »

De plus, l’application mobile Scan’Up utilise le score SIGA et attribue des médailles d’or aux meilleurs produits de leur catégorie.

Yooji : la volonté de s’éloigner des aliments ultra-transformés dans les plats pour bébé

 

Elaborés à partir de matières premières peu transformées, nos petits galets sont simples dans leur composition mais aussi dans leur processus de fabrication. Comme nous l’avons souligné dans un précédent article, vous ne trouvez pas d’additifs à risque ou de sucres cachés dans nos recettes pour bébé, et nos produits sont tous notés “Excellent” dans l’application Yuka.

Une composition claire et naturelle

 

La composition de nos produits est facilement reconnaissable à l’œil nu : un simple coup d’œil sur notre purée « Printanière bio » et vous pouvez directement reconnaître les délicieux légumes qui la composent. Des produits bruts, naturels, sans aucun ajout ! Ni amidon modifié, huile hydrogénée, sucre ou sel*.

Nos purées de légumes sont uniquement composées de légumes et de féculents si besoin, afin de garantir un équilibre nutritionnel adapté à l’âge. Le tout est cuit, mixé et surgelé.

Nos purées de fruits sont uniquement composées de fruits, d’une touche d’aromates et d’acides ascorbique (un additif considéré comme sans risque [5] et classé 1 selon la méthodologie d’UFC) et citrique (qui n’est à surveiller que chez les très gros consommateurs de soda, ce qui n’est normalement pas le cas des bébés) pour éviter l’oxydation des fruits.

Nos hachés sont uniquement constitués de filets de poisson ou de morceaux de muscle de viande, cuits, mixés et surgelés.

Nos purées ainsi que nos hachés se classent donc dans la catégorie des aliments peu transformés (groupe 1 NOVA et classe 2 « peu transformés » pour SIGA).

Les petits bâtonnets, nos produits les plus transformés, sont cuisinés à partir de légumes et de féculents, d’une touche d’aromates, de fromage, de fécule de pomme de terre (pour permettre de les manger avec les doigts) et d’huile vierge de colza (première pression à froid) pour apporter à bébé les matières grasses dont il a besoin.

Remarque : ces produits sont notés « Ultra-transformé niv. 0 acceptable » à cause de la fécule de pomme de terre, un ingrédient pouvant caractériser l’ultra-transformation mais que vous avez aussi probablement dans vos placards. Selon SIGA, ces produits « sont les ultra-transformés les plus acceptables puisqu’ils présentent un seul témoin d’ultra-transformation (ingrédient ou additif) et un profil nutritionnel équilibré. Ils sont donc proches de leurs équivalents simplement transformés. »

Nous mélangeons simplement les ingrédients avant de les mixer et de les cuire, pour enfin les surgeler rapidement afin qu’ils conservent leur goût unique ! Mais notre credo, c’est de ne jamais utiliser un ingrédient que vous ne seriez pas fier.e d’avoir dans votre cuisine.

Un processus de fabrication respectueux

Si nous avons choisi la surgélation, c’est justement pour éviter de stériliser nos produits. Ainsi, tous nos ingrédients sont cuits à une température inférieure à 100°C, afin de limiter les impacts sur les qualités nutritionnelles et sur la matrice du produit. Ils sont ensuite délicatement mixés pour atteindre une texture adaptée en fonction de l’âge du bébé. La dernière étape est la surgélation, qui vient figer la qualité organoleptique des produits dans le temps.

Voilà, vous savez tout sur les aliments ultra-transformés et comment nous nous en éloignons dans nos plats pour bébé !

*sauf nos petits bâtonnets qui contiennent du fromage, lui-même salé

Auteurs :

  • Amanda Huguet, Diététicienne-Nutritionniste Yooji
  • Xavier Foucaud, Content Marketing Manager Yooji

Sources :

[1] « Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai » – Dr Anthony Fardet, éd. Thierry Souccard

[2] Le Monde – « Les aliments ultra-transformés à l’origine de maladies digestives » (25/06/18)

[3]  Etude « Consumption of ultra-processed foods and obesity in Brazilian adolescents and adults« , Marie Laura da Costa Louzada, Preventive Medicine 81, 9-15 (2015)

[4] Le Monde – « Une nouvelle étude suggère un effet néfaste des aliments ultra-transformés sur la santé » (12/02/19)

[5] 60 millions de consommateurs – Hors série n°125 « Ces aliments qui nous empoisonnent » (mai 2018)

 

Paiement sécurisé
Livraison sans rupture
de la chaîne du froid
Toutes nos références
disponibles
Service client de 9h à 17h du lundi au vendredi