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3 septembre 2019 - Amanda Huguet

Allergie alimentaire du bébé : mode d’emploi (1/2)

Même si elle n’est pas toujours reconnue comme telle, l’allergie est bel et bien une maladie, et celle-ci ne fait d’ailleurs que progresser. A l’heure actuelle, l’allergie est même considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme la 4ème maladie dans le monde après le cancer, les pathologies cardiovasculaires et le SIDA ! L’OMS estime qu’en 2050, une personne sur deux dans le monde sera allergique.

En France, 8 % des enfants auraient une allergie alimentaire, selon le PNNS. [1] Bien prise en charge et avec quelques précautions, l’allergie s’inscrit dans la vie quotidienne sans souci. On vous explique tout sur ses mécanismes et les conseils à suivre dans cet article en 2 parties (la deuxième partie est disponible sur notre site).

Qu’est-ce qu’une allergie ?

L’allergie est une anomalie du système immunitaire, provoquant des réactions anormales et inadaptées à des substances étrangères pourtant inoffensives : les allergènes. Les allergènes peuvent être aériens (pollen, acariens…), alimentaires, de contact, médicamenteux ou du venin. [2, 3]

Les allergies alimentaires peuvent se déclarer à n’importe quel moment de la vie, mais elles apparaissent généralement avant l‘âge de 4 ans, au moment où le système immunitaire n’est pas encore tout à fait mature.

Les allergies les plus souvent rencontrées chez l’enfant sont celles à : l’œuf, l’arachide, les protéines du lait de vache, la moutarde, le poisson, les fruits à coque, le gluten.  [4]

Quels symptômes de l’allergie chez bébé ?

Les symptômes des allergies alimentaires sont très variés. Ils regroupent notamment des réactions [4] :

  • Respiratoires : rhinite par exemple
  • Cutanées : démangeaisons, rougeurs, eczéma atopique (fréquent chez les enfants)
  • Digestives : douleurs abdominales associées à des coliques et à des pleurs fréquents, régurgitations, vomissements, constipation, diarrhées…

Ces symptômes peuvent apparaître immédiatement ou de façon retardée, jusqu’à 48h après l’ingestion.

D’autres symptômes plus graves peuvent également apparaître, nécessitant des soins urgents (œdèmes, crise d’asthme, choc anaphylactique…).

Attention : poser un diagnostic seul sur la seule base de symptômes (notamment digestifs) ou d’antécédents familiaux est fortement déconseillé. En supprimant des aliments de l’alimentation de votre bébé sans suivi médical, vous l’exposez peut-être à des carences. Parlez-en avec votre médecin !

Quelle est la différence avec une intolérance alimentaire ?

Les intolérances regroupent différentes réactions non-allergiques à des aliments, souvent de type inflammatoire, et dues à une mauvaise absorption de cet aliment. On y trouve notamment l’intolérance au lactose, à l’histamine (engendrant des réactions à certains poissons et à la fraise par ex)…

La maladie cœliaque, souvent appelée « intolérance au gluten », est une maladie immunitaire ayant principalement des manifestations digestives lors de la consommation de gluten (une protéine présente dans certaines céréales). Chez le nourrisson, la maladie cœliaque déclenche une diarrhée chronique, avec sur le moyen-terme, une possible cassure de la courbe de croissance. [5]

Les allergies croisées

Selon l’AFPRAL, un « allergène alimentaire est en général une protéine. Il existe plusieurs dizaines de milliers de protéines alimentaires dont quelques centaines sont dites « allergéniques». Une protéine allergénique déclenche une réaction immunitaire allergique. Un même aliment contient plusieurs allergènes. » [3]

En d’autres termes, tous les aliments contenant des traces de protéines pourraient causer des allergies.

De par la ressemblance de certaines protéines d’aliments différents, une personne allergique à un aliment (ou autre allergène) peut développer une allergie à un autre aliment, sans pour autant qu’il y ait eu une sensibilisation préalable avec ce nouvel aliment.

C’est notamment le cas de l’allergie aux protéines de lait de vache, dont 90% des allergènes sont communs avec ceux du lait de brebis ou de chèvre [3]. Il est donc fréquent qu’un enfant allergique au lait de vache soit aussi allergique au lait de ces deux autres mammifères.

L’allergie aux protéines de lait de vache (ou APLV)

L’allergie au lait est l’une des plus fréquentes chez l’enfant. Les principaux symptômes sont digestifs et cutanés, souvent associés à des symptômes généraux (fatigue, pleurs, difficulté à dormir…), ce qui rend parfois le diagnostic difficile.

Si vous pensez que votre bébé est allergique aux protéines de lait de vache, ne supprimez surtout pas son lait infantile sans conseil médical. Le lait 1er ou 2ème âge reste l’aliment de base de votre enfant et son retrait pourrait engendrer de graves carences. Consultez votre médecin.

La bonne nouvelle : l’allergie au lait de vache détectée chez un bébé disparaît dans 80 % des cas vers l’âge d’un à deux ans. [4]

Attention : dans 9 cas sur 10, un enfant allergique au lait de vache sera aussi allergique au lait de chèvre ou de brebis.

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27 juin 2019
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